elles viennent d'ou ces belles gravures ? keskélveulent dire ?
l s’agit de la XIIe Clef des Douze Clefs de la Philosophie (20) attribuées à Basile Valentin (1659). Elle se rapporte certainement à l’un des secrets les mieux dissimulés (Verbum dimissum) du magistère : le feu secret. On distingue un tonneau duquel s’échappe un feu violent. Par la fenêtre ouverte, on voit briller

et

. Un pot se trouve sur la table située derrière le philosophe, surmonté du symbole du

. Derrière l’adepte, un lion aux prises avec un serpent [il s'agit d'une parabole sur le Leo viridis] et sur la table, une balance. À l’époque, les tonneaux étaient constitués de bois de chêne et les vieux tonneaux (« bois de vieux chesne ») se couvraient en leur face interne de sel de tartre. C’est ce dont parle très exactement Nicolas Flamel. La fontaine d'eau très blanche dont parle Flamel tombe dans les abîmes, c'est-à-dire dans le « Tartare » ; cette fontaine voile la préparation du Mercure philosophique. Le pot contient deux fleurs [allusion aux principes] et une tige verticale : il s’agit du symbole du tartre tel qu’il apparaît dans la table des principaux caractères chymiques du Cours de chymie de Nicolas Lemery (30) :
Venons-en au lion Lion : rappelons que le Lion rouge est le symbole du double Mercure - appelé aussi Compost philosophal - au stade premier de la pierre philosophale. Dans ses Deux Logis Alchimiques, E. Canseliet nous présente ce lion sur plusieurs peintures sur bois du château du Plessis-Bourré. Dans la Fontaine indécente, le Lion projette un liquide sulfureux ; dans le combat de l’Aigle et du Lion, qui nous est désormais familier, le Lion figure le principe fixe ou Soufre des philosophes, par opposition au principe volatile (Mercure).